Réunion de section - Lundi 25 janvier 2010 - 19H

24 janvier 2010 par rome

Nous nous retrouvons Lundi 25 janvier 2010 à 19H au local des socialistes italiens, Via della Panetteria, 1C.

Réseau culturel français à l’étranger

4 novembre 2009 par rome

La Fédération des Français de l’Etranger dénonce la fausse réforme du Ministre des Affaires étrangères

 CulturesFrance : un statut d’établissement public industriel et commercial (EPIC) …annoncé depuis deux ans !
 La fusion des services de coopération et d’action culturelle des ambassades (SCAC) et des centres culturels… qui existe déjà dans certaines villes !
 Un effort budgétaire annoncé de 40 millions… Compensera t-il des coupes budgétaires drastiques ?
 Une meilleure gestion des ressources humaines… dans un contexte déficient !

A la lecture des premiers paragraphes de la lettre envoyée hier par le ministre Bernard Kouchner, on pourrait penser que nous avions enfin notre réforme. Comme elle avait été annoncée à grand bruit en mars dernier on aurait pu s’attendre a une nouvelle conférence de presse. En fait cette réforme est vide de contenu. Nous sommes en face d’un bel exemple de fausse réforme.

Le ministre annonce la création d’une agence sous forme d’établissement public industriel et commercial (EPIC). Or, CulturesFrance attend depuis deux ans de passer du statut d’association à celui d’ EPIC. Ce sera donc fait, sans surprise.

Deuxième grande annonce : la fusion des services de coopération et d’action culturelle des ambassades (SCAC) et des centres culturels. Or, cette fusion existe déjà dans un certain nombre de villes de notre dispositif sous forme de centres culturels et de coopération (CCC), par exemple au Caire, à Sofia, Tallin, Berlin, Hanoi ou Mexico. La formule des CCC sera donc étendue à l’ensemble des villes où existe un centre culturel ou un institut français dans les trois prochaines années. Ce n’est pas une grande innovation. Rien n’est dit de l’articulation de ce dispositif avec les Alliances françaises conventionnées par le ministère.

L’effort budgétaire de 40 millions n’en est pas un puisque le ministre n’a fait que récupérer des fonds qu’il avait perdus. Derrière un discours incantatoire de renforcement du réseau, la réalité financière est celle d’un effondrement sans précédent des crédits budgétaires ( -10% en 2007; 010% en 2008 et -20% en 2009). En trois ans le réseau a perdu près de la moitié de ses moyens. On se demande quelle autre organisation publique ou privée aurait résisté à une si violente hémorragie. Où trouvera-t-il les “crédits additionnels pour relancer l’action culturelle” qu’il annonce?

Le ministre annonce une meilleure gestion des ressources humaines sans faire référence au recrutement ni au déficit de professionnalisme, conséquence d’une formation initiale et continue insuffisante, et d’une rotation trop rapide des agents en poste.

Voilà encore une réforme ratée. Si la seule annonce à retenir est de donner à CulturesFrance et aux CCC un même nom, la vraie réforme du réseau culturel reste toujours à faire.

Pas de compassion pour les Français de l’étranger

4 novembre 2009 par rome

Il est exceptionnel qu’un ministre reçoive la communauté française lors de son passage à Rome. Nous attendions donc la réception organisée par l’Ambassade de France à l’occasion de la venue de Monsieur Pierre Lellouche, secrétaire d’état chargé des affaires européennes, le 19 octobre dernier avec un intérêt certain. Qu’en retenons-nous ? Un constat sur le décalage abyssal entre la réalité de ce qu’est la communauté française en Italie et les représentations que le ministre s’en fait. Lors de son discours, son message tenait en quelques mots, maintes fois répétés : pas de compassion pour les Français d’Italie. L’argument : nous vivions dans un cadre extraordinaire… Sans doute le ministre s’imagine-t’il que nous vivons tous dans des palais Renaissance et nous passons notre vie aux terrasses à siroter des cafés ou des Campari soda en fonction de l’heure de la journée.

J’ai donc eu à cœur de rappeler à P. Lellouche que la communauté française est beaucoup plus variée que l’échantillon présent lors de la réception : qu’elle est plutôt féminine, de double nationalité à 60%, souvent parfaitement intégrée et qu’elle partage les difficultés des Italiens. Je lui ai précisé que nous n’avions pas besoin de compassion mais de solidarité car un certain nombre de nos concitoyens résidant dans un si beau pays sont en situation vraiment précaire. Je lui ai dit aussi notre colère face à la décision de supprimer les aides sociales attribuées par le comité d’action sociale des consulats à partir du premier trimestre 2010 dans l’Union européenne.

Le ministre, assez énervé, m’a répondu qu’il était anormal que le contribuable français finance des aides sociales à des binationaux résidant en Italie. Pour P. Lellouche, les binationaux ont donc moins de droit que les franco-français : de quoi alimenter les débats sur l’identité nationale de M. Besson ! Les binationaux ne seraient-ils bons qu’à voter des deux mains aux législatives ?

Mes arguments sur l’égalité entre Français, sur la nécessité de la construction d’une Europe sociale par le haut, qu’une aide différentielle s’impose ici puisque, par exemple, le minimum vieillesse italien n’est que de 396 euros contre 633 en France pour des coûts de la vie très proches n’eurent aucun effet… Le ministre était fâché…

Une petite anecdote pour terminer, le secrétaire d’état à l’Union européenne et ancien représentant spécial de la France en Afghanistan estime que les fonctionnaires de Bruxelles sont « pires que les talibans ». C’était sûrement de l’humour mais ça fait quand même mal. Une autre perle que les fonctionnaires des organisations internationales présentes à Rome apprécieront : la mondialisation va permettre de nourrir la planète…
Dominique Depriester
Conseiller élu à l’Assemblée des Français de l’étranger

Les primaires du Parti Démocratique : un exemple à suivre ?

15 octobre 2009 par rome

Les primaires du Parti démocrate italien qui désigneront le futur chef du premier parti d’opposition, entrent dans leur dernière phase. L’ancien ministre de l’économie Pierluigi Bersani a remporté la première manche. Mardi 29 septembre, il était en tête du vote des militants qui s’achevait mercredi 30, une donnée qui a été confirmée par les résultats définitifs connus le 8 octobre.
Pierluigi Bersani obtient la majorité des votes des 466 572 militants du PD qui ont voté avec 55,13 % des préférences contre 36,95 % obtenus par Dario Franceschini, secrétaire sortant, tandis qu’Ignazio Marino, cardiologue de renommée internationale prêté à la politique, arrive à 7,99 %. Ces données officielles qui concluent la première phase d’une compétition à laquelle ont participé 56,99 % des encartés du Parti Démocratique arrivera à son aboutissement le 25 octobre, cette fois-ci avec le vote, aussi, des électeurs (que l’on présume sympathisants de gauche). Toutefois, la partie n’est pas gagnée, comme s’empressent de souligner les partisans de MM Franceschini et Marino puisque le vrai vote, celui du 25 octobre, pourrait réserver des surprises. En effet, ce jour-là, des personnes non inscrites à un Parti seront appelées à choisir le secrétaire de ce même parti.
Il n’est pas faux de penser que ces primaires, paradoxales s’il en faut, contiennent un facteur d’incertitude qui doit faire réfléchir. Les militants ont été appelés, en septembre, à choisir les motions liées à chaque candidat (Bersani, Franceschini et Marino) ainsi que les candidats des fédérations liés à ces mêmes motions. Le 11 octobre, la convention du Parti Démocratique a validé les candidatures des trois postulants et le 25 octobre les militants et les électeurs pourront choisir le nouveau secrétaire du PD. Enfin, les primaires pourraient faire l’objet de manipulations par les sondages – qui dit sondages peut vouloir dire le camp d’en face - le militant étant nécessairement souvent tenté de voter moins en fonction de ses convictions que des chances de succès de tel ou tel candidat. On prévoit déjà que le troisième contendant, le très laïc Ignazio Marino, pourrait faire un score très supérieur à son actuel petit 8 %.
Comment en est-on arrivé à cette première victoire de Pierluigi Bersani. Dans le statut du parti démocratique né le 14 octobre 2008 par la volonté de l’ancien secrétaire Walter Veltroni, l’envie de faire bouger les choses, de rajeunir le parti et d’élargir le plus possible les assises consensuelles ont amené les fondateurs à décider que, pour avoir le plus de chance de gagner, tous les électeurs devaient être appelés à choisir le secrétaire du parti. Ainsi faisant, ce parti deviendrait le plus rassembleur possible comme devrait l’être un grand parti réformiste. Un pas avait déjà été fait puisque le parti démocratique était né de la fusion entre les Démocrates de Gauche, eux-mêmes nés de l’ancien Parti Communiste Italien et de la Marguerite, parti catholique modéré, plus conservateur, né après l’effondrement de la Démocratie Chrétienne.
Cet enthousiasme suscité par cette envie de faire du « tout participatif » est renforcé par le souvenir des 3,5 millions d’électeurs qui s’’étaient rués en 2005 dans les bureaux de vote pour plébisciter Romano Prodi comme candidat du centre gauche aux élections législatives. Puis, en 2007, Walter Veltroni avait lui aussi été désigné avec presque autant de voix pour prendre la tête du parti et se présenter contre Silvio Berlusconi aux élections politiques.
Mais en 2009, avec une gauche très affaiblie qui a subi une cuisante défaite aux dernières élections européennes, cette nouvelle campagne électorale pour les primaires - un deuxième tour est prévu au cas où aucun des concurrents ne dépasserait 50 % des voix - pourrait asséner un coup mortel à l’équilibre encore très précaire de ce jeune parti. Il est cependant tout aussi vrai que ces primaires pourraient permettre de mettre noir sur blanc un programme clair qui donnerait une identité moins confuse à ce parti démocratique qui renferme en son sein des laïcs, des réformistes et des catholiques plus conservateurs.
Toutefois, il y a lieu de se demander si le secrétaire qui ressortira du vote des militants et des électeurs rassemblés sera pour autant légitimé. En effet, les encartés qui ont choisi une motion et avec cette motion un candidat au secrétariat et avec lui un responsable de fédération, pourraient voir leurs préférences invalidées par le choix ultime des électeurs. Qu’en sera-t-il alors de l’équilibre du parti et de son fonctionnement ?
Il est légitime de se demander si les primaires qui suscitent l’enthousiasme en Italie, pays où le paysage politique est extrêmement fragmenté, et séduisent les socialistes français seraient la solution miraculeuse pour donner une réponse définitive aux graves problèmes dont souffre la gauche en Italie et en France. Un problème de crédibilité et de programme d’une gauche qui ne sait plus convaincre. Et aussi, ces primaires qui sont ouvertes à tous pour rassembler le plus possible autour d’un nom et d’un programme ne seraient-elles par l’antichambre du compromis et qui dit compromis dit, malheureusement, programme revu à la baisse dans ses ambitions réformistes ?
Les primaires semblent s’inscrire dans un phénomène dont on parle beaucoup, celui de la personnalisation de la vie politique, qui passe paradoxalement par une “participation” accrue des citoyens. Cette participation se fait en effet au détriment des corps intermédiaires que sont les partis et leurs militants, dont le rôle tend à être dilué dans une masse qui dialogue directement avec un leader - idéalement - charismatique, qui du coup obéit moins à un programme et à une idéologie qu’aux attentes supposées de l’opinion. On objectera que c’est plus démocratique que l’espèce de suffrage censitaire qui régissait jusqu’à présent une vie politique organisée par les partis. On peut toutefois noter qu’on abandonne ainsi une tradition de militantisme plus nettement ancrée à gauche qu’à droite, pour se rapprocher du modèle américain, au sein duquel les partis sont surtout des organisateurs de campagnes électorales. Ce modèle, appliqué à la France, n’avantagerait-il pas structurellement une droite qui est l’héritière du bonapartisme via le gaullisme, et privilégie le dialogue direct du chef avec les masses, par opposition avec notre tradition de bavards raisonneurs ?
Est-ce une évolution inéluctable, une modernisation nécessaire pour nous sortir de notre fameuse ringardise? Le déclin électoral du PS semble créer une situation comparable en France, et peut-être serait-il bon d’appliquer ce système, à moins que l’on considère que le premier tour de la présidentielle, qui n’existe pas en Italie, constitue en réalité une primaire à la française.
Quoi qu’il en soit, il apparaît nécessaire de définir un programme clairement réformiste qui appuie sur l’essentiel : en Italie, en Allemagne, au Royaume-Uni, en France, les partis sociaux-démocrates semblent bloqués à 25 % des suffrages, ce qui favorise l’émergence de forces concurrentes au discours plus radical (Italie Des Valeurs, Die Linke, etc). Pourquoi ne pas arrêter de “draguer” un hypothétique électorat centriste pour se concentrer sur le socle historique des partis de gauche pour s’engager plus sûrement sur la voie du renouveau ?

10 000 € pour les sinistrés de l’Aquila !

5 octobre 2009 par rome

Message de Dominique Depriester, Conseiller à l’Assemblée des Français de l’Etranger

” Merci à votre action concertée pour aider le comité d’aide aux Français de l’Aquila : une subvention de 10 000 euros en provenance de la réserve parlementaire des sénateurs Yung (PS) et Sueur (PS) vient d’être attribuée au poste de Rome. Nous allons pouvoir aider efficacement les familles en attente d’une solution définitive : les relogements traînent et les camps de tente sont toujours en place. Nous en avions bien besoin !

GRAZIE MILLE.

Amitiés ”

Réunion de section du jeudi 1er octobre 2009

1 octobre 2009 par rome

Nous nous retrouvons jeudi 1er octobre à 19H au local des socialistes italiens, Via della Panetteria, 1C.

Ce soir, nous votons également dans le cadre de la consultation militante.

Réunion de section dumardi 26 mai 2009, 19 h

23 mai 2009 par rome

Salle de la section PD Centro Storico - Via dei Giubbonari 36

ORDRE DU JOUR

1. Vie de la section

Gestion de la liste de diffusion
Annulation de la rencontre à Florence
Cotisations 2009 (pensez à vos chéquiers !)

2. Actualité politique

Elections européennes

3. Divers

Prochaines réunions et rencontres

Halte aux fermetures des Instituts culturels en Europe

21 mai 2009 par rome

Le bureau de la Fédération des Français de l’Etranger a voté la motion dont le texte suit à l’unanimité.

“Halte aux fermetures des Instituts culturels en Europe

La FFE s’inquiète des annonces et, malheureusement dans certains cas, des fermetures, de nos instituts culturels en Europe. Ces fermetures semblent faire partie d’un plan concerté du Ministère des Affaires Etrangères qui n’a jamais été présenté officiellement mais qui est mis en place localement par les Chefs de postes.

La FFE aimerait que le ministère expose clairement ses objectifs à l’échelle mondiale ainsi que la stratégie qu’il entend suivre en matière de politique culturelle extérieure de la France.

Le prétexte de “modernisation” du réseau culturel a servi à fermer déjà un tiers des instituts culturels d’Europe sur les sept dernières années.

La fuite en avant sur les “performances” exigées de ces instituts, conduit le ministère a réduire encore en 2009 les subventions publiques de 15 à 30% (selon les pays), alors que les instituts culturels en Europe financent déjà de moitié leur fonctionnement par le mécénat et les ventes de cours de français.

L’enjeu désormais est clair et une nouvelle marche est franchie : poursuivre la privatisation avancée des instituts par “sélection naturelle”, en liquidant les Instituts qui ne pourront survivre à l’objectif de 60% d’autofinancement en 2012, les encourager à réduire le nombre d’emplois locaux à coup de plans sociaux ou en gelant les salaires sur plusieurs années. Il est évident que l’on demande désormais à l’action culturelle d’être uniquement rentable et profitable.

La FFE refuse cette logique de casse sociale et de commercialisation de la Culture, et demande un moratoire afin que les fermetures envisagées des Instituts cuturels en Europe soient suspendues, que du temps soit donné à une analyse de nos besoins ainsi qu’à l’étude de l’impact de ces fermetures sur notre présence dans ces pays et le rayonnement de la France dans le monde. “

La section de Rome du PS suit de très près l’évolution du réseau culturel en Italie et appelle en particulier à un moratoire à toute fermeture de Centre culturel en attendant la mise en place d’une nouvelle politique culturelle de la France en Europe.

La réforme du réseau culturel à l’étranger annoncée par Bernard Kouchner le 25 mars dernier et notamment la création d’une nouvelle agence appelée Institut français regroupant les différents opérateurs de la coopération culturelle, scientifique et universitaire ne sera réussie sans la prise en compte de trois éléments :
- nécessité d’un pilotage assignant des objectifs en fonction de priorités géographiques et diplomatiques précises ;
- attention portée à la qualité des personnels exerçant dans le réseau (professionnalisation, prise en compte de la qualité des recrutés locaux) ;
- financement à la hauteur des besoins.

Nous vous invitons à lire l’excellent article de Catherine Tasca et Monique Cerisier ben Guiga paru dans LIbération du 6 avril 2009 développant ces arguments : http://www.liberation.fr/culture/0101560563-institut-francais-la-fin-d-un-naufrage

Elections européennes

28 avril 2009 par rome

Description – de quoi s’agit-il?

On vote du 4 au 7 juin (dimanche 7 en France ,samedi 6 pour les DOM-TOM : ce sont donc les mêmes dates ou quasi pour toute l’Europe.

On élira le Parlement Européen, composé de 736 députés : Allemagne 99, France, Italie e UK 72 (traité de Nice, en attente de la ratification –éventuelle-de Lisbonne).

En attente d’une procédure électorale commune (Rome 57), chaque pays met en place l’élection selon des règles communes :

* Suffrage universel direct => depuis 1979
* Proportionnelle nationale ou régionale
* 5 ans renouvelables

En France, scrutin proportionnel direct à 1 tour avec seuil à 5% avec 8 grandes régions qui ont été définies sur la base du recensement.

Offre politique européenne :

Assez difficile de se repérer au sein des différents groupes. En 2004 (puisque cela change è chaque élections), on a 7 groupes officiellement1, (dans l’ordre de sièges) :

* Parti populaire Européen, démocrates chrétiens et démocrates européens =>277 députés : parti conservateur de droite : UMP, FI, CDU-CSU, Tories
* Parti Socialiste européen : 218 : PS, SPD, Labour, DS…
* Parti démocrate Européen (PDE) :108 : Modem, Margherita,
* Alliance pour l’Europe des Nations, 44, qui regroupe les souverainistes « modérés »
* Alliance libre européenne/ Parti Vert Européen : 42 (regroupe des écologistes et des régionalistes)
* Parti de la gauche européenne : 41
* Groupe Indépendance et démocratie : 23, où siège la Ligue du Nord2, avec l’autre souverainiste « dur ».
* A noter que l’on trouve 14 non inscrits.

La répartition des sièges est sensiblement favorable à la droite, ainsi qu’on peut le voir avec la composition au 1er janvier 20073

Derniers résultats en France : 2004

Scrutin 2004 : PS : 31 députés sur 78, UMP 17, UDF 11, FN 7, Les Verts 6, MPF et PCF 3 4 Vous pourrez noter que France indépendante n’a pas recueilli une seule voix !

En Italie, il n’y a pas de seuil, ce qui donne une fragmentation majeure5, avec en substance 14 pour le PSE (DS-SDI), 8 pour le PDE, 16 pour le PPE avec Forza Italia, 9 pour Alleanza Nazionale qui siège à l’Alliance pour l’Europe des nations.

Enjeu

Très succinctement, le parlement européen (PE) exerce 3 pouvoirs fondamentaux avec la Commission et le Conseil:

Pouvoir législatif :

* Codécision : si le Conseil n’a pas tenu compte du Parlement, celui peut bloquer la décision
* Avis conforme : avis du PE est juridiquement contraignant

Pouvoir budgétaire :

Il arrête le budget définitif de l’UE, et a un droit de regard sur les dépenses de fonctionnement. Pour les autres, il est juste force de proposition qu’entérine le conseil. Le traité de Lisbonne prévoit la modification de cette distinction.

Le budget 2008 de l’Europe était de 130 milliards, sans impôt (à part la TVA pour 16%), sans dette, juste des contributions des Etats (voir schéma en annexe).

* PAC : 52 Mds
* Convergence : 37mds
* Recherche : 6mds

Pour info : le PIB de l’Europe tout entière est 12.000 milliards, donc le budget est de 1% du PIB européen, avec Allemagne 2.500 milliards, France 2.000, UK 1.800 e Italie 1.500M€. 7

Ce matin, on pouvait lire que le FMI estime les actifs toxiques aux USA à 3000 M€, donc plus ou moins un an de travail pour France et Allemagne réunies !

Contrôle politique des institutions

* Approbation de la nomination du président de la commission : à ce sujet, la campagne de la gauche est très active pour faire comprendre que si l’on veut changer Barroso, il faut voter à gauche.
* Motion de censure de la commission (majorité de 2/3)

Exemple (trouvé sur le site du monde) : comment a-t-il changé le quotidien en 5ans ? :

* A encadré l’expulsion de clandestins (directive, Retour, 2011=> détention jusqu’à 18mois)
* A facilité la reconnaissance des diplômes, notamment pour les architectes et les médecins
* A renforcé les contrôles chimiques avec Reach (démontrer l’innocuité)
* A limité la pollution automobile : 2012, au moins 65% moins de 130g
* Remboursement des retards de train sur lignes internationales
* A renforcé les droits des intérimaires (2013, mêmes droits)
* A renforcé la sécurité des jouets

La Campagne en France

La campagne du Ps : www.changerleurope.fr

Point positif tout d’abord : l’utilité du PSE, l’union : le PSE a produit un texte unique pour la campagne, le Manifeste Européen : « Slogan : les citoyens d’abord ». Un programme commun pour tout le PSE, fruit d’une démarche participative.9

Même si tout n’est pas rose, comme le soutien de Gordon Brown à Barroso pour un second mandat, ainsi que e rappelle François Hollande dans son blog10.

Les points principaux du manifeste européen, qui reste cependant très général, très « bonnes intentions et c’est tout », sans être assez précis et concret, à mon avis.

1. Relancer l’économie
2. Faire progresser la justice dans la nouvelle Europe sociale
3. Mettre l’Europe en tète du changement climatique
4. Parvenir à l’égalité des sexes en Europe
5. Donner à l’Europe une politique d’immigration pour le progrès
6. Faire de l’Europe un partenaire fort pour la paix, la sécurité et le développement

Le 12 mars, les socialistes français l’ont agrémenté d’un texte d’orientation plus spécifique. Celui-ci est plus précis, avec des critiques précises à la droite, à Barroso, 11…

Il critique notamment les mesures prise par la droite au PE :

* L’opt-out sur la durée de travail à 65H
* Le budget à seulement 1% du PIB
* Les immigrés 18 mois dans les centres de rétentions
* Taxe éthique pour les produits faits par des enfants

Il met en valeur des propositions assez concrètes : Pacte européen pour le progrès social, qui se retrouvent aussi dans le Manifeste du PSE

* SMIC européen
* Uniformiser les droits des salariés

D’autre part, il va plus loin pour un certain nombre de mesures :

* Il demande un budget en hausse avec la possibilité d’emprunts européens
* Contrer la concurrence fiscale
* Le juste échange
* Une politique de défense européenne
* Le recours aux coopérations renforcées si besoin.

Les concurrents du PS

* Europe écologie : la liste des Verts : http://www.europeecologie.fr/ : qui objectivement fait une bonne campagne avec Daniel Cohn Bendit.
* UMP : le 9 avril a lancé son site : http://www.ump2009.eu/
* Modem : pas de site dédié à ce jour, il y a eu un discours de Bayrou qui semble servir un peu de programme, avec notamment la proposition aucune stock options pour les entreprises cotées.

Les personnalités

Donc on a une tête de liste par grande région évidemment,

* Au PS : les grands sont : Harlem désir, Vincent Peillon dans le sud-est, Catherine Trautmann à l’Est
* Modem : Marielle de Sarnez, Corinne Lepage, Jean-François Kahn.
* UMP : Michel Barnier et Rachida Dati sont les personnalités mises en avant.

PF

Enseignants chercheurs: le gouvernement passe en force

28 avril 2009 par rome

Des réformes en trompe-l’œil

Depuis le début du mois de janvier, le monde universitaire conteste la « réforme » voulue par la ministre de l’enseignement supérieur Valérie Pécresse. Il faut d’embler signaler que le candidat Sarkozy avait, comme Royal et Bayrou, fait de la recherche une priorité absolue, ce qui paraît effectivement nécessaire pour maintenir notre statut de grande puissance économique. Dans un contexte de restrictions budgétaires tous azimuts, la recherche semblait épargnée. En échange, le gouvernement entendait faire accepter aux enseignants-chercheurs un certain nombre de modifications des conditions d’exercice de leur profession. En effet, la recherche française serait « médiocre » (Nicolas Sarkozy), en tout cas pas à la hauteur des budgets mirifiques qu’on lui accorde.

Quelle est la réalité ? Dans les classements internationaux, la recherche française occupe généralement la 6e place, ce qui correspond à notre rang économique. Quant au budget, c’est le 14e mondial, et il est en baisse constante depuis que la droite est au pouvoir. Sous Sarkozy, l’effort budgétaire consiste essentiellement 1) à rénover certains bâtiments grâce au produit de la vente d’une partie des actions EDF de l’État 2) à augmenter les exonérations fiscales pour les entreprises qui s’engagent à affecter ce crédit d’impôt à la recherche. Sur le terrain, les financements baissent, contrairement aux affirmations du gouvernement. De même, 900 postes doivent être supprimés. Cette baisse des financements intervient alors que la recherche française est notoirement sous-dotée. Les enseignants-chercheurs (EC) français sont moins payés et font plus d’heure d’enseignements que dans beaucoup d’autres pays développés (sans parler des conditions de travail : locaux vétustes, absence de bureaux pour travailler – ne parlons pas de recevoir les étudiants – etc.).

Le gouvernement nie tout cela, et persiste à présenter les EC comme des fonctionnaires privilégiés peu productifs. Pour remédier à cela, la droite à trouvé la panacée : l’« autonomie » des universités. Sous couvert d’en finir avec les lourdeurs bureaucratiques – qui sont réelles – il s’agit en réalité de donner les pleins pouvoirs aux présidents d’universités en terme de gestions de leurs « ressources humaines ». Dans le projet initial, ils devaient pouvoir rémunérer comme bon leur semble les EC ; on peut ainsi imaginer l’effectif d’une fac composé d’une star américaine médiatique grassement payée, et d’un volant de précaires sous-qualifiés pour assurer le tout-venant (comprendre l’enseignement en licence, c’est-à-dire du bac à bac +3). En outre, le gouvernement estime que les EC ne sont jamais évalués, ce qui est bien entendu totalement faux. Il s’agirait donc de faire évoluer les carrières en fonction des publications, mesurées selon des logiciels anglo-saxons qui sont très critiqués aux États-Unis et au Royaume-Uni (plusieurs institutions prestigieuses refusent purement et simplement de les utiliser). Un « mauvais » chercheur (quelqu’un qui ne publie pas assez, ou dans des revues non-anglophones, ou trop spécialisées) serait donc puni en ayant une charge d’enseignement accrue (il n’aurait donc plus le temps de publier, CQFD). Donc : les « mauvais » devant les étudiants, les « bons » dans leur bulle.

Pour résumer, le gouvernement veut appliquer en France un modèle managérial britannique (et certainement pas américain : aux États-Unis, la “liberté académique” est une valeur clé) reposant sur la concurrence entre les universités et entre les chercheurs, et sur la marchandisation du savoir. Tout ceci risque d’aboutir à un affaiblissement de la recherche française. Elle souffre avant tout de la faiblesse des investissements privés, et ce n’est pas en dépouillant le public au profit de crédits d’impôt qui ne font l’objet d’aucun contrôle qu’on améliorera la situation.

Face à une mobilisation exceptionnelle, le mépris et la brutalité

Ces projets ont suscité un mouvement exceptionnel par son ampleur : plusieurs semaines de mobilisation ont réuni la quasi-totalité du monde universitaire, y compris des syndicats classés à droite et des présidents d’université qui avaient d’abord joué la carte de l’”autonomie” avant de sentir le vent tourner. Le mépris personnel de Nicolas Sarkozy y est pour beaucoup : son discours du 22 janvier a choqué une profession d’habitude peu encline à la grève (florilège et contre-argumentaire vidéo ici : http://www.youtube.com/watch?v=iyBXfmrVhrk). Face au succès de la mobilisation, le gouvernement a d’abord joué actuellement le pourrissement et la division, multipliant les fausses avancées (report d’un an du décret sur le statut des EC…) et ignorant purement et simplement la représentativité des syndicats. Précisons ici que le mouvement des EC n’est pas opposé à l’idée de réforme. A la suite du précédent mouvement de 2004, des états-généraux de la recherche avaient produit 300 pages de propositions. Jacques Chirac, puis Nicolas Sarkozy, n’en ont tenu aucun compte. Aujourd’hui, le gouvernement choisit le passage en force: le décret réformant le statut des enseignants-chercheurs est finalement paru au journal officiel. Le temps d’enseignement reste officiellement de 192 heures par an; néanmoins, les présidents d’université pourront “proposer” des heures supplémentaires - non-payées - à prendre sur le reste des 1607h annuelles que doit un EC pour ses activités d’enseignement, de recherche et d’encadrement administratif. Le pouvoir discrétionnaire des présidents est donc confirmé; au vu des budgets squelettiques dont disposent aujourd’hui les facultés, on imagine sans mal que la “modulation des services” chère au gouvernement n’ira guère dans le sens d’un allègement des charges d’enseignement pour les chercheurs, même méritants…

Et le PS ?

Un conflit comme celui-là devrait être pain béni pour le PS. Historiquement la droite coupe les vivres à la recherche et la gauche finance : l’apogée a été atteint en 1993 avec 2,35% du PIB accordé à la recherche (2,16% aujourd’hui, 2,62% aux États-Unis, encore plus au Japon et en Suède). La section PS de Rome est bien placée pour savoir ce que signifie l’abandon des universités au profit d’une logique comptable: l’Italie dépense 0,9% de son PIB pour la recherche. Sous la conduite de Silvio Berlusconi, l’Italie demeure un pays de petites PME faiblement innovantes, dont les productions sont désormais concurrencées par les nouveaux pays industrialisés, ce qui explique le plongeon des salaires et la stagnation du PIB en Italie. Il est urgent que le PS dénonce la politique de la recherche de Nicolas Sarkozy, qui sacrifie l’avenir de la nation aux réductions d’impôts pour une minorité de nantis. On trouve d’excellentes propositions dans la lettre ouverte de Martine Aubry aux enseignants-chercheurs (http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2664) ; sa diffusion reste toutefois extrêmement confidentielle. Alors que le mouvement est en butte à la stratégie de pourrissement et de passage en force du gouvernement, la direction serait bien inspirée de donner de la voix!

FJ